Les aventures d'une muletière inexpérimentée, et de sa jeune mule Ulsan.
Ce matin, au réveil, quel bonheur
d’avoir au dessus de la tête une chape grise de nuages. Le brouillard apportait une note d’humidité bienvenue après ces derniers jours caniculaires.
Quelques coups de pédale et j’arrivais à la pâture. J’ai passé encore pas mal de temps à enlever les derniers poils hivernaux de poulain sous le ventre de la mule. Heureusement, elle adore ce gratouillage et elle n’a pas bougé… d’un poil, uh uh uh ! J’ai réussi à lui soulever l’antérieur gauche au moins une seconde ! Quant-au droit, elle l’a aussitôt reposé. Pas d’évolution sur l’approche de la tête : elle m’a reniflée, a reniflé la longe, m’a un peu goûtée… Elle s’est ensuite mise à lécher le bloc de sel. A partir de cet instant, il m’a été difficile de lui faire faire ses exercices. La chaleur a recommencé à se mettre de la partie, puis les mouches agaçantes sont entrées dans la danse. Ces satanées bestioles harcèlent les yeux, la peau et les membres du petit troupeau, elles n’aident pas non plus à la concentration.