Voilà, c’est le grand jour. Ce matin, sous le brouillard, je suis allée un peu bosser avec Ulsan. J’ai eu un mal de chien à lui bouger les hanches, surtout d’un côté. A un moment, j’ai vu une fille (du moins, ça ressemblait à une fille, difficile de bien juger sans mes lunettes) qui me reluquait depuis le jardin de l’éleveur de trotteurs. Je lui ai lancé un bonjour amical. Elle n’a rien répondu. Super.
Un peu après 13 heures, la fille qui va s’occuper du transport a appelé : elle arriverait avec son mec beaucoup plus tôt que prévu. Je suis partie en vitesse mettre le licol à Ulsan et à Arthur. Finalement, Pierre est arrivé avant les transporteurs qui s’étaient plantés de village… et en plus, ils n’avaient pas compris le trajet, à savoir aller avec la mule et l’âne, retour à la case départ avec l’âne. J’avais pourtant tout détaillé dans mon texto. Le prix a donc un peu augmenté…
Bref, j’ai sorti Ulsan en premier, suivie de près par Arthur. Arthur a embarqué le premier, et la mule m’a embarquée tout court. J’ai tenu le coup, mais j’étais épuisée (encore un peu barbouillée… par le microbe de la gastro, ou par le stress, je ne sais pas). Je l’ai refilée à je ne sais pas qui et elle a embarqué comme une fleur ! En cinq minutes, c’était dans la boîte.
J’ai pris ma voiture pour les guider jusqu’à la ferme équestre. A l’arrivée, ils m’ont annoncé que les animaux n’avaient pas bougé, et le prix est revenu à la baisse !! La fille m’a alors raconté sa vie équestre. Son père a acheté un pure race espagnol (déjà pas mal) entier (encore mieux) à 12 000€ (ouh là)difficile sous la selle (ben mes enfants) mais avec elle, no soucy (ça alors) même qu’elle allait bientôt passer son galop 6 avec lui (chapeau bas). Lard ou cochon, toujours est-il qu’elle a été super sympa. La sortie du van s’est très bien passée, nous avons promené Arthur et Ulsan trempés de sueur dans la cour : nickel. Je me suis dirigée vers les écuries avec la mule, elle a eu une hésitation sur le pas de la porte et elle est entrée, sans doute attirée par les bonnes odeurs. A part les adolescentes traditionnellement présentes dans ce genre de lieu, il n’y avait personne pour nous accueillir. J’ai mis Ulsan dans un petit box ouvert (enfin sans barreaux) à côté de la ponette Mascotte. Nous avons attaché Arthur pas loin pour calmer la mule. Mascotte s’est montrée désagréable, nous avons décidé de changer la mule de place. Je n’ai pas réussi à lui mettre le licol et elle a forcé le passage pour rejoindre son ami. Pas de panique, je lui ai remis le licol et je l’ai changée de box. Elle était super énervée et brainissait beaucoup, ce qui faisait se marrer les gamines. Les transporteurs sont allés faire un tour des installations. J’en ai profité pour « sevrer » la mule de son âne. J’ai éloigné ce dernier petit à petit, je l’ai accroché un peu plus loin. La mule faisait mine de passer au dessus de sa porte, passait la tête sous les planches, brainissait… J’allais la calmer, mais bizarre, elle a essayé de me mordre. Finalement, Pierre a emmené Arthur et ils sont repartis. Ulsan a eu un voisin en face d’elle : Quick. Le pauvre semblait choqué et regardait la chose avec une drôle de tête. La mule s’est à peu près calmée et nous avons entendu les petits revenir de leur stage. A la vue des shetlands, la mule a de nouveau brainit et les gamins ont halluciné. Séverine est venue me voir : on a attaché un petit Shetland, Isotope, à la porte de mon hybride : ce gros nounours l’a définitivement apaisée.
Florence et Messaline sont revenues de leur balade avec Mystère et Petite Rivière. Elles sont venues à leur tour admirer la bête (quel succès mes amis !). Mystère a regagné son box voisin d’Ulsan. Cette dernière a tenté de l’intimider avec un ou deux coups de cul, mais le cheval a su gagner le cœur de la belle en partageant son foin. J’étais totalement rassuré. Nous avons un peu discuté avec Christian et Séverine : demain matin, ils la mettront au paddock avec Câline, une gentille ponette. Je viendrais voir ça, après une bonne nuit de sommeil (pourvu qu’elle se barre pas, pourvu qu’elle brainisse pas toute la nuit, pourvu qu’elle ne blesse pas Mystère…).
Hier soir, en arrivant aux écuries pour la reprise, Séverine m’a conté les dernières bêtises de la mule : elle s’est sauvée de son paddock (apparemment en rampant quasiment sous
les fils de la porte) puis elle est allée rendre visite aux chevaux dans les différents paddocks, en se faisant un peu corriger par Petite Rivière au passage. Christian et Séverine n’ont pas
réussi à l’attraper, ils l’ont poussée jusqu’à la stabulation où elle a effrayé les chevaux avec ses grandes zoreilles.
J’ai enfin passé une bonne nuit, pas
trop peuplée de mules…
Derniers Commentaires