Partager l'article ! Tout est fini entre nous: Ouh là là, je sens, ami Lecteur, que ton palpitant s’affole à la vue du titre de cet article. « Ma ...
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Ouh là là, je sens, ami Lecteur, que ton palpitant s’affole à la vue du titre de cet article.
« Mais que se passe-t-il ? Le blog s’arrête ? La mule, devenue trop parfaite, sonne le glas de mes petites lectures hebdomadaires ? »
Peu vraisemblable mon cher Lecteur.
« Hannnn, ça y’est, la muletière craque, Ulsan a remporté la guerre des nerfs, la rupture est consommée ! »
Patience et suspense…
Ce vendredi soir, nous n’étions que quatre cavalières : Maryse, Manue, Noémie et moi. Point de Ludo, mais un Thomas en échange : ça allait bosser dur !
J’ai délivré ma bête pour un pansage assez tranquille et un curage des pieds tout ce qu’il y a de plus normal. De ce côté, je suis assez contente des progrès. Mais je savais que la pose du tapis et de la selle allait me donner du fil à retordre. En effet, à peine lui ai-je présenté le tapis qu’elle s’est transformée en furie. Elle a même levé les postérieurs. Mais je n’ai pas craqué. Enfin, un peu. Puis je me suis reprise et, pleine d’une infinie patience, je lui ai présenté le tapis et j’ai pu le poser dans un calme relatif. Elle a de nouveau bougé pour la selle (sans ruade), j’ai de nouveau fait preuve de patience et j’ai réussi à la lui déposer le plus délicatement possible. Une fois sanglée, l’orage était derrière nous.
Nous nous sommes dirigées vers le manège (ça caillait et ça tempêtait un peu dehors) : pas de problème pour le montoir. Nous avons détendu nos équidés et la reprise a commencé. Au trot, nous devions alterner un certain nombre de temps assis avec un certain nombre de temps en équilibre. Rien de tel pour s’échauffer un peu. Nous avons ensuite galopé deux par deux. Nous étions en duo avec Ranzo. Nous nous sommes fait remarquer un tout petit peu : le beau pie et la mule ont renversé à peu près tous les plots (Ulsan en a même sauté trois… faut pas le dire, mais j’adore quand elle fait ça), puis Ulsan ne voulait pas faire un tour complet au galop, puis elle a quitté la piste et s’est dirigé recta sur notre moniteur assis au milieu du manège (au galop, c’est plus rigolo). Elle avait un punch d’enfer la bestiole. Dans tout ce bazar, fallait suivre gentiment les instructions : « Détends-toi et desserre les genoux ! ». Un peu de repos pendant que les petites camarades galopaient avant d’enchaîner avec l’exercice suivant. Nous devions travailler l'incurvation, d’abord au pas, sur un cercle, le nez du cheval (ou de la mule) à l’intérieur du cercle puis même chose au trot. Après avoir fait les deux mains, nous avons augmenté les difficultés en mettant le bout du nez à l’extérieur du cercle. Je devais gérer l’exercice et gérer la mule qui a depuis quelques semaines une dent contre Happy. Elle ne l’aime plus et c’est entre eux que tout est fini. Pourtant, la semaine dernière, Happy a tenté de reconquérir la belle (on l’aurait presque entendu beugler « Je t’aiiiiiiimeuh, je t’aiiiiimeuh », à l’instar de la chanteuse aux cordes vocales bodybuildés), mais rien à faire. Ce soir là, Ulsan a signifié la rupture en décochant une ruade au beau bai. Maryse, la cravache à la main, était prête à décocher elle aussi quelques coups sur les fesses de la mule, qui, heureusement, n’a pas réitéré l’acte de violence (mais elle avait bien envie). Bref, je n’étais plus très concentrée sur le dernier exercice : nous étions sur la piste, au trot, et il fallait alterner en mettant le bout du nez vers l’intérieur ou vers l’extérieur du manège. Nous avons fini rênes longues, au pas et un peu crevée pour ma part.
Pansage de retour nickel, comme d’hab. C’était une bonne séance, mais va falloir recoller les morceaux entre Happy Boy et Ulsan. Nouveau défi en perspective.
Mules et mulets des animaux d'exception, d'Eric Rousseaux
Un très beau livre richement illustré
(vieilles cartes postales, dessins, gravures, timbres ou photos actuelles)sur l'histoire de l'industrie mulassière. Le texte, parfois un peu rébarbatif mais très documenté, est ponctué d'extraits
littéraires (Alphonse Daudet avec la mule du pape ou encore Victor Hugo en voyage dans les Alpes et les Pyrénées...). Très vivement recommandé!
Mon âne: le comprendre, l'éduquer, jouer avec lui, de Lucie Bland
Ce livre, simple, précis, intelligent, et bien illustré, a été écrit par une jeune fille de 15 ans. J'adore ses méthodes d'éducation, basées sur le respect et la confiance réciproque entre
l'ânier et son âne. A mettre d'urgence dans toutes le biblitohèques asines.
Les cahiers de l'âne
La revue des bourricots. Quel dommage qu'elle ne paraisse que tous les deux mois... Et depuis les deux
derniers numéros, on peut retrouver un dossier sur les mules!
Voyage avec un âne dans les Cevennes, de Louis Robert Stevenson
En plein questionnement amoureux, l'auteur de L'île au trésor (que je n'ai même pas lu, honte à moi), décide d'aller réfléchir au grand air. Il part donc dans les Cévennes, à la
recherche de l'histoire des Camisards. Il prend comme porte-bagage Modestine, une ânesse pas super obéissante (une ânese quoi) qui se prend pas mal de coups dans la tronche. Le courant finit par
passer, mais leur belle histoire se finit par la vente de Modestine à l'issue du périple.
Mon amie Flicka et Le fils de Flicka, de Marie O'Hara
Je suis pasée à côté durant mon adolescence. Il faut dire que celle-ci n'a pas été bercée par l'amour des chevaux. Heureusement que Manue, ma belle soeur, et Hélène, ma topine, étaient là pour
combler cette insoutenable lacune. Elles m'ont filé les bouquins. Je m'attendais à un truc mièvre et enfantin, et j'ai été agréablement surprise par la rudesse de ce récit. Ma petite U - pas
super bien proportionnée il faut bien l'avouer - est-elle comme le Gnome? Je l'espère!
Uh uh uh!! C'était fait essssprès!!