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Lundi soir, j’ai monté Ulsan en présence de quelques exemplaires des Caval’Déj’ (Maryse, Messaline et Tiphanie). Ce n’était pas trop mal même si Ulsan a fait l’anguille à main droite : Maryse m’a donné quelques conseils avisés, comme la contrarier en lui faisant faire des cercles. Pour le galop, c’était à nouveau la misère et là encore, Super Maryse est intervenue en allant chercher la chambrière. Elle n’a pas eu à l’utiliser, Ulsan a maintenant compris qu’elle devait prendre le galop quand quelqu’un approche avec l’instrument. J’ai juste failli me manger le mur après un brusque changement de direction… J’ai un peu mieux assuré au tour suivant.
Cet après-midi, j’avais engagé Pascal pour me soutenir moralement et physiquement auprès de ma mule. Il faisait beau, un temps idéal pour une petite balade à pied au village. Ulsan était encore au box. Elle me semblait un peu énervée quand je l’ai pansée, ce qui a un peu plus augmenté mon niveau de stress. Je lui ai enfilé le chifney au dessus de son licol, j’ai confié la longe reliée au chifney à Pascal, en lui recommandant de ne s’en servir qu’en cas d’urgence. Mon homme n’avait pas du tout l’air affolé, il y en avait au moins un dans cette histoire qui était serein. « On fait un essai le long des paddocks ou on y va direct ? ». « On y va direct ». La petite chienne Ibi nous a accompagnés dans la cour, je pensais qu’elle finirait par faire demi-tour mais non, elle était prête aussi pour une balade. Ulsan était super sage ! Elle n’a même pas trop cherché à saluer les poneys des moniteurs qui se trouvent en pâture et elle n’a pas sursauté au niveau des palettes indiquant la barrière de dégel. Au village, aucune réaction non plus face à un camion qui faisait une manœuvre. Les banderoles contre la fermeture d’une classe devant l’école ne lui ont fait aucun effet non plus : toute son attention était concentrée sur la chienne (elle me stressait bientôt plus, à divaguer dans la rue, que ma mule). Si Ibi était un peu en retrait, Ulsan s’arrêtait pour l’attendre. Au retour, pas de problème non plus. Nous l’avons attachée aux écuries pour que je lui cure les pieds. François a sorti Ranzo : Ulsan s’est un peu énervée de le voir partir et du coup, j’ai rappelé Pascal pour mener Ulsan au paddock. Petite frayeur au niveau de la bâche, mais mon homme a assuré. Devant le paddock, j’ai hésité avant d’enlever le chifney… ça devient grave ! Pascal m’a rassurée, et il avait raison, elle n’a pas fait de difficultés. Il s’est d’ailleurs bien foutu de moi en me disant qu’elle était trèèèès sage et qu’il ne comprenait pas ce qui clochait. Ben, c’est moi qui cloche, tout simplement !
Mules et mulets des animaux d'exception, d'Eric Rousseaux
Un très beau livre richement illustré
(vieilles cartes postales, dessins, gravures, timbres ou photos actuelles)sur l'histoire de l'industrie mulassière. Le texte, parfois un peu rébarbatif mais très documenté, est ponctué d'extraits
littéraires (Alphonse Daudet avec la mule du pape ou encore Victor Hugo en voyage dans les Alpes et les Pyrénées...). Très vivement recommandé!
Mon âne: le comprendre, l'éduquer, jouer avec lui, de Lucie Bland
Ce livre, simple, précis, intelligent, et bien illustré, a été écrit par une jeune fille de 15 ans. J'adore ses méthodes d'éducation, basées sur le respect et la confiance réciproque entre
l'ânier et son âne. A mettre d'urgence dans toutes le biblitohèques asines.
Les cahiers de l'âne
La revue des bourricots. Quel dommage qu'elle ne paraisse que tous les deux mois... Et depuis les deux
derniers numéros, on peut retrouver un dossier sur les mules!
Voyage avec un âne dans les Cevennes, de Louis Robert Stevenson
En plein questionnement amoureux, l'auteur de L'île au trésor (que je n'ai même pas lu, honte à moi), décide d'aller réfléchir au grand air. Il part donc dans les Cévennes, à la
recherche de l'histoire des Camisards. Il prend comme porte-bagage Modestine, une ânesse pas super obéissante (une ânese quoi) qui se prend pas mal de coups dans la tronche. Le courant finit par
passer, mais leur belle histoire se finit par la vente de Modestine à l'issue du périple.
Mon amie Flicka et Le fils de Flicka, de Marie O'Hara
Je suis pasée à côté durant mon adolescence. Il faut dire que celle-ci n'a pas été bercée par l'amour des chevaux. Heureusement que Manue, ma belle soeur, et Hélène, ma topine, étaient là pour
combler cette insoutenable lacune. Elles m'ont filé les bouquins. Je m'attendais à un truc mièvre et enfantin, et j'ai été agréablement surprise par la rudesse de ce récit. Ma petite U - pas
super bien proportionnée il faut bien l'avouer - est-elle comme le Gnome? Je l'espère!
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