Partager l'article ! Au commencement était l'âne: Comment a germé dans ma tête cette graine de mulet ? Des spécialistes de la question, venus ...
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Comment a germé dans ma tête cette
graine de mulet ?
Des spécialistes de la question, venus du monde entier, se sont penchés sur le problème durant de nombreux mois. Ils ont enquêté, interrogé les membres de ma familles saoulés de mes éloges incessants de La Mule (The Mule in english) et ont fouillé mes poubelles pour conclure que cette fameuse petite graine est issue de l’union d’un certain nombre d’événements, s’enchaînant en cascade, et dont le battement d’aile d’un papillon ne serait pas étranger.
Tout, donc, semble remonter au jour où la ferme familiale et néanmoins citadine devint orpheline. Mon grand-père mort, ma grand-mère de cœur partie rejoindre ses vrais enfants, après un siècle d’existence, la pauvre ferme se retrouva sans âme qui vive.
L’été suivant, ma mère et moi divaguions sur les routes du Pays de Galles en la compagnie radiophonique d’Hervé Pochon qui lui divaguait sur le chemin Stevenson en la compagnie de l’ânesse Sardane. A plus d’un millier de kilomètres de là, mon oncle se délectait lui aussi de l’émission. Nous ignorions qu’un heureux événement grandissait dans le giron de nos cerveaux… Il naquit quelques mois plus tard, vers la fin octobre, quand Arthur, petit âne hongre de trois ans et demi fit son apparition dans notre monde et vint égayer de nouveau la ferme esseulée. Une naissance à la vie asine qui ne se fit pas sans douleurs. Nous n’y connaissions rien aux équidés, et l’animal – difficile à maîtriser, un peu fougueux sur les bords et au milieu – nous donna du fil à retordre. Bientôt, nous arrivâmes à lui passer le licol sans se prendre de ruades et entamâmes quelques balades épiques dans notre ville minière. Arthur apprit à vaincre ces serpents de rails et traverser les voies ferrées les sabots dans le naseau, puis il dompta les monstrueuses et avides bouches d’égouts aux dents acérées. Mais il s’ennuyait le reste du temps. On lui confia la compagnie d’une jeune brebis, malgré les mises en gardes des bourricotiers… il nous la tua en jouant.
« L’âne est un animal grégaire, il lui faut donc la compagnie d’autres ânes », telle était l’affirmation péremptoire des connaisseurs.
Il faudrait un jour en prendre compte….
Mules et mulets des animaux d'exception, d'Eric Rousseaux
Un très beau livre richement illustré
(vieilles cartes postales, dessins, gravures, timbres ou photos actuelles)sur l'histoire de l'industrie mulassière. Le texte, parfois un peu rébarbatif mais très documenté, est ponctué d'extraits
littéraires (Alphonse Daudet avec la mule du pape ou encore Victor Hugo en voyage dans les Alpes et les Pyrénées...). Très vivement recommandé!
Mon âne: le comprendre, l'éduquer, jouer avec lui, de Lucie Bland
Ce livre, simple, précis, intelligent, et bien illustré, a été écrit par une jeune fille de 15 ans. J'adore ses méthodes d'éducation, basées sur le respect et la confiance réciproque entre
l'ânier et son âne. A mettre d'urgence dans toutes le biblitohèques asines.
Les cahiers de l'âne
La revue des bourricots. Quel dommage qu'elle ne paraisse que tous les deux mois... Et depuis les deux
derniers numéros, on peut retrouver un dossier sur les mules!
Voyage avec un âne dans les Cevennes, de Louis Robert Stevenson
En plein questionnement amoureux, l'auteur de L'île au trésor (que je n'ai même pas lu, honte à moi), décide d'aller réfléchir au grand air. Il part donc dans les Cévennes, à la
recherche de l'histoire des Camisards. Il prend comme porte-bagage Modestine, une ânesse pas super obéissante (une ânese quoi) qui se prend pas mal de coups dans la tronche. Le courant finit par
passer, mais leur belle histoire se finit par la vente de Modestine à l'issue du périple.
Mon amie Flicka et Le fils de Flicka, de Marie O'Hara
Je suis pasée à côté durant mon adolescence. Il faut dire que celle-ci n'a pas été bercée par l'amour des chevaux. Heureusement que Manue, ma belle soeur, et Hélène, ma topine, étaient là pour
combler cette insoutenable lacune. Elles m'ont filé les bouquins. Je m'attendais à un truc mièvre et enfantin, et j'ai été agréablement surprise par la rudesse de ce récit. Ma petite U - pas
super bien proportionnée il faut bien l'avouer - est-elle comme le Gnome? Je l'espère!
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